La Journée internationale de la femme appelle à la réflexion, mais surtout à l'action. Lutter pour un monde où les femmes sont non seulement égales, mais surtout où leurs droits ne sont plus à discuter. Aujourd'hui, il apparaît de plus en plus clairement que les droits acquis ne peuvent être considérés comme allant de soi. Plus précisément, ils peuvent être repris. Les récents développements aux États-Unis en sont un exemple poignant.
Nous nous heurtons toujours au « plafond de verre », bien que de manière plus subtile qu'il y a quelques décennies. Nous le constatons sur le marché du travail, par exemple. Le fossé reste visible, en particulier dans les postes de direction : en Belgique, 9 PDG sur 10 sont des hommes, et les femmes restent fortement sous-représentées. Notre secteur compte des femmes remarquables au sommet, mais elles restent une minorité.
Un autre phénomène notable est le « gouffre de verre » : les femmes sont plus souvent nommées à des postes de direction uniquement lorsqu'une organisation est confrontée à des défis majeurs. Cela augmente la pression et la probabilité d'échec, ce qui non seulement sape leur confiance en elles, mais alimente également le mythe selon lequel les femmes sont moins aptes à diriger lorsque les choses tournent mal.
Les « murs de verre » sont également un problème pour nous tous. Les stéréotypes de genre - même dans notre secteur - confirment parfois les rôles des hommes et des femmes. Le département de la communication par rapport au département technique : il est facile de savoir où travaillent le plus d'hommes ou de femmes. Et c'est dommage : nous limitons ainsi le plein potentiel de nos forces en tant que personnes. C'est pourquoi nous accueillons avec enthousiasme des initiatives telles que WILM - Women in Live Music - qui tentent de briser ces rôles de genre !

En plus de ces défis, les femmes de couleur, les femmes handicapées ou les personnes « queer » perçues comme des femmes sont confrontées à des obstacles supplémentaires. Ces couches d'identité constituent parfois un obstacle supplémentaire. Ces intersections méritent également l'attention en cette journée. L'intersectionnalité nous aide à lutter ensemble pour les droits de chacun.
Heureusement, nous constatons une évolution positive, même si les progrès sont très lents. Dans les principaux pays du monde, la proportion de femmes occupant des postes de direction est passée de 19,4 % à 33,5 % au cours des 20 dernières années (étude de Grant Thornton). Si cette tendance se poursuit au même rythme, la répartition égale entre hommes et femmes ne sera pas atteinte avant 2053, soit dans 28 ans ! Il ne faut donc pas rester les bras croisés. Un changement de culture reste nécessaire pour parvenir à une véritable égalité des sexes dans la prise de décision et les rôles de direction. Nous devons remettre en question nos schémas de pensée. Sur quoi fondons-nous nos choix ? Dans quelle mesure les opportunités sont-elles équitablement réparties ? Existe-t-il des préjugés inconscients dans les évaluations et les promotions ? En engageant le dialogue et en discutant, nous brisons les habitudes. Et, espérons-le, le plafond de verre aussi.
Pour promouvoir l'égalité des sexes, nos gouvernements et les gouvernements européens ont déjà introduit des quotas obligatoires pour les entreprises. Dans un conseil d'administration, au moins 1/3 des membres doit appartenir au sexe le moins représenté, principalement des femmes. Un minimum de 40 % de femmes au sein du conseil d'administration des sociétés cotées en bourse ou 33 % au sein du conseil d'administration et du comité exécutif est également fixé au niveau européen. Chez BESA, sur les neuf membres du conseil d'administration, il n'y a que deux femmes. Une conséquence directe des obstacles mentionnés ci-dessus et donc un point de travail permanent pour notre fédération.
---
Photo : générée par Storychief AI + WILM.
Inspiration: VRT diversiteit